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La mode des années 20 en un coup d’œil :

Coiffure : on passe du long au court : la coupe au carré, également appelée «à la garçonne», était la coupe de cheveux la plus appréciée et la plus portée des années 20. Un mouvement de vagues bien distinct apportait féminité et élégance tandis que celles qui portaient une coupe courte sans fioritures affichaient audace et fraîcheur.

Coupes : une multitude de coupes ? Faux ! Les coupes des pantalons et des robes étaient en général simples et sobres et ne se distinguaient que par les finitions et la qualité du tissu. Les coupes longilignes et droites des modèles de pantalons et de robes mode offraient à leurs propriétaires une plus grande liberté de mouvement et étaient associées à des chapeaux extravagants et des boas en plumes bien voyants.

Formes : les femmes des années 20 portaient de préférence des robes-chemisiers de coupe droite à bretelles très fines, des robes de cocktail à hauteur de genoux combinées à un foulard ou une étole pour attirer le regard ainsi que des pantalons également de coupe droite. Les jupes, déjà légèrement raccourcies juste au-dessus du genou, avaient moins pour but de souligner les formes féminines que d’émettre un message pour signaler le désir de liberté et le rejet des conventions communes.

Libre, audacieuse, à la limite de l’excès : la mode des années 20

Les années 20 représentent un vrai bouleversement en matière de mode pour la femme moderne. Il fallait se libérer des souvenirs de guerre qui hantaient encore les esprits et profiter pleinement de la vie. Ainsi le style de vie devint plus audacieux, les jupes plus courtes et les coupes moins strictes. Pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles, beaucoup de femmes travaillaient la journée et, le soir venu, elles se distrayaient dans des clubs dansants ou des bars où l’on jouait du jazz. Elles se maquillaient, affichaient une grande assurance, croquaient la vie à pleine dents et ne se privaient d’aucune liberté. La libération de la mode en était la clé ! Dans les capitales comme Berlin, Londres ou Paris, les femmes, soucieuses de leur apparence, suivaient la mode au plus près, avec autant d’audace que de féminité et s’émancipaient de plus en plus pour lutter contre les stéréotypes sexistes.

Les combinaisons non ajustées ou l’ensemble soutien-gorge et culotte en matières légères telles que de la soie ou la dentelle remplacent le corset pour offrir une grande liberté de mouvement aux femmes de l’après-guerre. Les robes de cocktail frangées à la coupe droite sans prétention et aux bretelles très fines ou à l’encolure fermée rehaussée de perles, de strass ou d’étole se portaient avec des chapeaux extravagants, des boas en plumes glamour ou encore d’élégants bandeaux. Les coupes de cheveux courtes décontractées, les escarpins à hauts talons aiguilles et un maquillage prononcé faisaient également partie de la nouvelle image féminine moderne de même que les pantalons amples et les chemises de style masculin se portaient sans complexe en public.

La fin brusque des étincelantes années 20 fut marquée par un énorme crash boursier ainsi que par le triste et célèbre vendredi noir, le 25.10.1929. Nous n’étions cependant qu’au commencement de l’émancipation de femmes et de la naissance de nouveautés importantes en matière de mode.

Collage sur la mode des années 20

Les icônes de la mode des années folles

Elles étaient à la fois des modèles et des pionnières – les icônes féminines du style années 20 préféraient les coupes de cheveux courtes et les chaussures plates, fumaient, buvaient de l’alcool et se maquillaient à outrance en public. De leur propre chef, elles abandonnèrent le corset, continuèrent à porter en journée des vêtements amples de style masculin et en soirée des jupes courtes. Des femmes comme la star hollywoodienne Gloria Swanson, l’artiste Kiki de Montparnasse, la danseuse Joséphine Baker et la créatrice de mode Coco Chanel ont insufflé, grâce à leur mode de vie non conventionnel, une nouvelle façon de vivre aux femmes de leur génération et leur ont donné le courage de saisir leur chance et de profiter pleinement de chaque jour.

Le monde de la mode et des arts en particulier offrit aux femmes des années 20 la possibilité de se redéfinir et de se battre avec beaucoup d’assurance pour des places de l’espace public qui n’étaient jusqu’alors réservées qu’aux hommes.

La mode des années 30 en un coup d’œil :

Coiffure : grâce aux innovations techniques, comme la tondeuse à cheveux électrique ou le sèche-cheveux, les femmes des années 30 ont découvert des coiffures courtes tendances ainsi que des créations de coiffures mi- longues ou longues au style raffiné. Le chignon bas et les cheveux crantés légèrement ondulés sur le front étaient particulièrement populaires.

Coupes : les ourlets des robes deviennent à nouveau plus longs dans les années 30 et arrivent de préférence à mi-mollet. Les étoffes fluides travaillées en biais se mettent au service des lignes suaves qui soulignent la féminité de la silhouette. Vers la fin du siècle, les épaulettes et les jupes virevoltantes sont introduites dans la garde-robe des femmes soucieuses de leur apparence.

Formes : sublimation de la féminité ! Le style années 30 se caractérise par des coupes en V. Les ensembles rehaussés d’épaulettes profitent d’un engouement toujours plus grand et se portent avec des jupes toujours plus étroites et des chaussures compensées à talons hauts. Les robes de soirée en soie drapée à la coupe asymétrique font sensation avec leur profond décolleté au dos. Les femmes les accompagnent volontiers de larges capes en fourrure et velours ou de châles en voile fluide.

Élégante et confiante :
la mode des années 30

Le krach boursier de 1929 eut pour conséquence un chômage important et des bouleversements politiques qui devaient constituer le fil conducteur de toute la décennie. Cependant, les innovations techniques et modernes assureront l’aura du progrès qui se fera ressentir aussi bien en Europe qu’en Amérique. C’est ainsi que la radio devint le média populaire le plus prisé. Dans les salons de coiffure, on utilisait des sèche-cheveux ainsi que des tandis que les gratte-ciels tout comme les constructions pionnières de ponts à New-York et San Francico séduisaient jeunes et moins jeunes. De plus, pour les femmes des années 30, le leitmotiv prépondérant demeurait : dress to impress ! Que l’on soit fortuné ou non – l’apparence vestimentaire tenait un rôle essentiel.

Les ensembles élégants à la taille cintrée et la jupe cintrée mi-mollet marquaient la mode de tous les jours, alors que les robes de soirée en soie ou en satin scintillant et au profond décolleté en V au dos avaient pour but d’attirer l‘attention – «l’habit fait le moine» était la devise de cette décennie en matière de mode. Outre les boléros, les petites vestes courtes à la forme arrondie, qui étaient volontiers coordonnés à un pantalon large Marlene, les fibres synthétiques comme le nylon et le perlon étaient considérées à partir de 1939 comme les innovations mode de la décennie et remplacent les bas de couleur chair en soie artificielle.

C’est surtout après le début de la Seconde Guerre Mondiale que les femmes ont acquis leur indépendance grâce à une mode expressive et élégante en combattant l’image destructrice de la guerre par une apparence impeccable et soigné. En fonction qu’elles en aient les moyens et les possibilités

Collage sur la mode des années 30

Les icônes de la mode des années 30

Sous des traits masculins, avec un penchant pour la mode du sexe opposé et par son talent scénique, incomparable et presque inaccessible, Marlene Dietrich sera dans les années 30 la première allemande à bénéficier du statut de vedette hollywoodienne. Son signe distinctif : des pantalons larges de coupe masculine à jambe droite et à plis permanents. Et aujourd’hui encore, le fameux pantalon portant son nom «pantalon Marlene» jouit d’une grande popularité et associé à un chemisier ou un débardeur, se pare rapidement d’une touche féminine.

Marlene Dietrich savait également se présenter en toute féminité et mettre en valeur sa silhouette féminine avec des vêtements flattant la silhouette, parée d’un boa en plumes et d’un châle tout comme ses collègues : Jean Harlow ou Greta Garbo. Surtout Jean Harlow, icône des années 30, qui fut le modèle de Marilyn Monroe, et qui aimait porter des tenues délicates réalisées dans des étoffes fluides était connue pour son charme féminin. Elle a marqué les mémoires tant par ses talents d’actrice que par sa mort tragique et prématurée à l’âge de 26 ans.

La mode des années 40 en un coup d’œil :

Coiffure : les comédiennes et les artistes des années 40 aimaient faire onduler leurs cheveux longs, les porter en élégant chignon ou encore se faire des «rouleaux de la victoire», c’est-à-dire enrouler les cheveux autour de rouleaux. La coupe à la Jeanne d’Arc, en plus d’être pratique, faisait également partie des coupes les plus prisées de l’époque même si elle ne comportait ni de vagues ni de boucles. Tout aussi pratique, les cheveux attachés sur le haut de la tête étaient également très répandus, surtout au cours de la journée, lorsque les femmes travaillaient dans les usines qui fabriquaient le matériel de guerre.

Coupes : la tendance était de les ajuster. En raison du manque de tissu, les coupes des années 40 sont devenues plus étroites et plus simples. En particulier les tailleurs de coupe «boîte», étaient composés d’une jupe crayon étroite et d’un blazer pour faire écho aux uniformes des soldats. Les genoux n’étaient plus complètement recouverts mais à peine effleurés alors que les hauts étaient généralement à col montant et couvraient le cou.

Formes : la taille gagnait de plus en plus d’importance. Les vêtements flattaient les courbes féminines et les pantalons étaient confectionnés dans un style «taille haute». La silhouette sablier marqua plus particulièrement le style années 40, période pendant laquelle les femmes soulignaient avec assurance leur poitrine et leurs hanches dans des hauts maille, des chemisiers près du corps et des jupes taille haute.

Pratique et féminin à la fois :
le look années 40

Alors qu’en Allemagne, au début de la décennie, les maisons de couture du pays étaient regroupées au sein d’une même société, l’Angleterre mettaient en place des conditions sévères en matière d’utilisation de tissu, de longueur des jupes, du nombre de boutons et d’accessoires. La guerre a largement interrompu la vie sociale dans le monde et a exigé son tribut et son sacrifice. Tandis que les hommes accomplissaient leur devoir de soldat, les femmes apportaient aussi leur contribution et participaient activement à la guerre en se portant aide-soignante volontaire ou en occupant des postes de standardiste ou d’ingénieur.

Elles ont ainsi développé un nouveau type d’indépendance et se sont distinguées par leur ardeur au travail, leur courage et leur engagement. Cela laissait peu de temps pour les choses les plus raffinées de la vie, et les progrès en matière de mode dans la première moitié de cette décennie furent d’abord freinés en raison de la politique d’austérité et du rationnement. Les vêtements avaient pour fonction première d’être pratiques et les tissus de haute qualité étaient encore rares.

C’est ainsi que les femmes ont dû apprendre à se débrouiller. En effet, cette période de privation a réellement stimulé leur ingéniosité qui, ajoutée à l’habilité dans les travaux manuels de nombreuses d’entre elles, les a conduit à utiliser des restes de vieux tissus et ainsi à rapidement acquérir un bon sens de la qualité et des finitions. Après la fin de la guerre, les femmes développèrent une nouvelle conscience de la mode et privilégièrent des créations féminines composées de robes et de boléros ou de pantalons Marlene et de chemisiers dans lesquels elles affirmaient leur assurance et leur féminité.C’est ainsi que les femmes ont dû apprendre à se débrouiller. En effet, cette période de privation a réellement stimulé leur ingéniosité qui, ajoutée à l’habilité dans les travaux manuels de nombreuses d’entre elles, les a conduit à utiliser des restes de vieux tissus et ainsi à rapidement acquérir un bon sens de la qualité et des finitions. Après la fin de la guerre, les femmes développèrent une nouvelle conscience de la mode et privilégièrent des créations féminines composées de robes et de boléros ou de pantalons Marlene et de chemisiers dans lesquels elles affirmaient leur assurance et leur féminité.

Collage sur la mode des années 40

Les icônes de la mode des années 40 :

Les véritables icônes des années 40 étaient sans aucun doute toutes les femmes courageuses qui se battirent sans relâche pour une vie meilleure, pour elles-mêmes et pour leur famille, sur les théâtres de guerre ou ailleurs. Elles devinrent elles-mêmes des créatrices de mode sur leur machine à coudre domestiques devenant capables de confectionner des tenues complètes malgré le peu de tissu et de moyens dont elles disposaient à l’époque.

Les actrices et les artistes telles que Rita Hayworth ou Joan Crawford sont devenues célèbres grâce à leurs rôles de femmes déterminées et ambitieuses et sont devenues des modèles pour toute une génération de femmes qui ont lentement, après la guerre, pris conscience de leur féminité et la laissèrent transparaître à travers la mode.

La mode des années 50 en un coup d’œil :

Coiffure : pendant les années 50, sur les grandes scènes comme dans les petits clubs, le rock’n’roll et le swing faisaient fureur, tandis que les coiffures des femmes se faisaient sauvages et glamour. Les magnifiques coiffures crêpées étaient aussi appréciées que la célèbre «choucroute» de Romy Schneider ou que les courtes mèches blondes de Marylin Monroe. Pour plus de discrétion et de retenue, les femmes optaient pour des boucles légèrement sculptées à l’arrière de la tête, dégageant élégance et grâce.

Coupes : les contraires s’attirent ! Les femmes affichaient leur féminité avec fierté, en portant des vêtements années 50 comme des jupes crayons moulantes ou de larges jupons combinés à des blouses très ajustées. Les robes étaient à nouveau plus courtes et audacieuses, mais dégageaient malgré tout une grande élégance, sans oublier un peu d’extravagance.

Formes : les jupes près du corps et les blouses moulantes, associées à des corsets serrés, permettaient de créer une silhouette particulièrement féminine. La mise en valeur des hanches et de la poitrine a permis la création de la taille de guêpe, à la fois très appréciée et redoutée... jusqu’à ce que Christian Dior présente son New Look et que les jupes larges et les tailleurs très cintrés, caractérisés par des basques et un revers travaillé, ne deviennent à la mode.

Élégante et classique –
la mode des années 50

Dans les années 50, la mode était une véritable expression du statut social. L’importance de la haute couture ne cessait de croître et quiconque en suivait la tendance s’habillait avec soin et raffinement. Après l’austérité des années de guerre, les changements étaient accueillis avec joie et les innovations mode saluées avec enthousiasme. Les lignes tendres et une abondance d’étoffes délicates caractérisaient les créations des couturiers les plus célèbres, comme Christian Dior, Yves Saint Laurent ou Coco Chanel.

Les magazines féminins informaient leurs fidèles lectrices sur les dernières tendances pour un look années 50 et dressaient les portraits d’icônes telles que Grace Kelly et Audrey Hepburn. Alors que les pantalons de style masculin disparaissaient de la garde-robe des femmes bien habillées, les adeptes de la mode ne possédaient jamais assez de jupes ni de robes. Moulantes et serrées ou larges et à plis, les créations et les tenues années 50 se distinguaient avant tout par une grande diversité, associée à des contrastes fascinants, ce qui a permis aux femmes de finalement pouvoir se réinventer au point de vue mode.

Le New Look lancé par Dior a particulièrement enthousiasmé les femmes en Europe comme aux États-Unis. Des épaules souples, une taille fine et des hanches arrondies ont marqué ce style, resté tendance pendant toute la décennie. Tout aussi manifeste, on retrouve, dans la mode années 50, une préférence pour les couleurs dans toutes leurs nuances, visant à exprimer la joie de vivre et à reléguer les sombres années de guerre au passé. Accrocheur, le «rouge Dior» a atteint dans les années 50 une célébrité comparable à celle de son créateur et est toujours utilisé dans les collections actuelles de la maison de haute couture.

Collage sur la mode des années 50

Les icônes de la mode des années 50 :

Les années 50 ont été marquées par des icônes et des modèles dont l’aura glamour est encore présente aujourd’hui dans les récits, films et portraits. Les apparitions de Grace Kelly, vêtue d’élégants twin-sets, mis en valeur par des colliers de perles et des gants blancs, étaient considérées comme l’expression du style années 50, symbolisant perfection et grâce. Audrey Hepburn apparaissait tout aussi élégante, et ses rôles dans des films cultes comme «Vacances romaines» ou «Drôle de frimousse» lui ont valu le statut d’icône, notamment auprès des adolescents et des jeunes adultes. Pour finir, Ava Gardner, Marylin Monroe, Liz Taylor et Brigitte Bardot incarnaient des jeunes femmes sûres d’elles et particulièrement jolies, se mettant en valeur avec talent sur scène ou sur le grand écran tout en étant parfaitement conscientes de l’attrait qu’elles exerçaient.

La mode des années 60 en un coup d’œil :

Coiffure : le style des années 60 a été façonné par un idéal de beauté très particulier. Au lieu de courbes féminines et de raffinement délicat, les femmes modernes ont porté l’accent sur tout ce qui était nouveau et individuel. Longues crinières, coiffures relevées crêpées ou coupes au carré à franges – les tendances en matières de coiffure dans les années 60 étaient aussi sauvages et spectaculaires que celles qui les arboraient et, qui, en journée, les couvraient d’un foulard au volant d’un cabriolet et le soir venu les déployaient en boucles volumineuses fixées par une quantité impressionnante de laque pour se rendre dans leur club préféré.

Coupes : se démarquer était la devise ! Les robes et les jupes de coupe trapèze remplaçaient les modèles féminins des années 50 et se distinguaient surtout par des motifs graphiques et des coloris criards. Des coupes amples dissimulaient les courbes féminines et semblaient même parfois un peu enfantines, alors que, quelques années plus tard, des pantalons évasés extravagants, des pantalons à fentes côtés prononcées et des mini-jupes très courtes envahissaient les garde-robes. La mode était aussi un moyen pour la jeunesse de l’époque d’exprimer son opposition à toute convention.

Formes : les robes aux coupes évasées très marquées étaient pourvues d’un col montant extravagant, les mini-jupes très courtes révélaient les jambes sans impunité ainsi que les pantalons évasés ou de coupe cigarette associés à des chemisiers amples transparents faisaient partie du répertoire de la mode des femmes des années 60, qui, avides de nouvelles expériences, préféraient porter une tenue inappropriée plutôt que passer pour une fille coincée.

Voyante et non conventionnelle :
la mode des années 60

Les innovations techniques, les mouvements d’étudiants, les manifestations et les retombées du miracle économique de la dernière décennie marquèrent l’éclat des années 60 durant lesquelles les jeunes firent entendre leurs voix et se rebellèrent contre leurs propres parents, la politique et les conventions sociales de l’époque. Suite aux revendications de liberté de la génération baby-boom, le mouvement coloré «Flower Power» se développa et révolutionna non seulement la mode mais également l’image des jeunes femmes. Plutôt que de respecter les étiquettes et de soigner leur élégance, les femmes soucieuses de leur apparence mirent l’accent sur l’individualité et le non conformisme.

Si la mode avait été jusqu’à présent un signe du statut social, elle était désormais utilisée pour exprimer l’attitude personnelle prise par rapport à la vie et pour s’affranchir des contraintes sociales. Les pantalons style tailleur et les modèles tels que les coupes cigarettes ou les pantalons évasés étaient tout aussi prisés que les robes de coupe trapèze à col haut. La plus grande innovation mode de la décennie fut sans aucun doute la découverte de la mini-jupe.

Mais le doute persiste quant à l’auteur de ce vêtement culte : de Mary Quant ou André Courrèges, on ne saura jamais qui en fut à l’origine. Sa provenance est par contre sans équivoque : la mini-jupe vient de Londres et est née au début des années 60 avec les mouvements étudiants. Elle se répandit rapidement dans toute l’Europe puis gagna également les États-Unis. Cependant la mini-jupe ne se portait pas avec les escarpins à talons hauts tant appréciés des années 50, elle se coordonnait à une paire de ballerines, de bottes ou de derbies, qui, à l’instar de la mini-jupe moulante, symbolisaient une nouvelle confiance en soi féminine.

Collage sur la mode des années 60

Les icônes de la mode des années 60 :

Les goûts pour la mode des icônes et des modèles des années 60 ne se rejoignent pas forcément, mais plutôt leur préférence pour les coiffures suggestives et spéciales. Le signe particulier d’Audrey Hepburn était son célèbre chignon, Bob Marley portait des boucles désordonnées, les Beatles étaient surnommés «Têtes de champignon» et la coiffure afro d’Angela Davis traduisait son engagement politique en faveur des droits civils et des femmes. Et même le mannequin culte allemand Uschi Obermaier vivait pleinement sa liberté et considérait les vêtements moins comme un symbole de statut, mais utilisait beaucoup plus la mode à des fins de découverte de soi et d’expression de son indépendance.

La mode des années 70 en un coup d’œil :

Coiffure : pour leurs tenues années 70, les femmes préconisaient les cheveux longs aux boucles naturelles ou des coiffures volumineuses. La coiffure ne se limitait pas au sexe féminin. C’était un domaine de la mode, comme beaucoup d’autres, propre aux deux genres au cours de cette décennie: plus on avait de cheveux, mieux c’était. Les boucles et les ondulations ainsi que la moustache, les longues rouflaquettes et les poils sur la poitrine étaient la tendance capillaire en vogue.

Coupes : tout comme dans la période précédente, où on s’est érigé contre les décennies conventionnelles par l’intermédiaire des «hot pants» très courts, les tenues des années 70 de coupe très ajustée affichaient la joie de vivre de cette décennie par le biais de la mode plutôt multicolore exprimant liberté et rébellion. Vestes en velours côtelé de coupe ajustée, haut en tricot et pantalon étaient appréciés aussi bien chez les hommes que chez les femmes tout comme le hippie chic décontracté des années 60. Les jupes midi et maxi se coordonnaient à merveille avec des manteaux mi-longs. Quant aux célèbres pantalons patte d’éléphant, ils étaient les complices des blouses interprétées dans diverses versions: à volants fluides, grands cols, chemisiers et polos – tout ce qui plaisait était permis dans la mode années 70.

Formes : on aspirait à une grande diversité en ces années 70 : ample, court, étroit, large, ajusté. Des capes à motifs ethniques, des minijupes à carreaux, des manches trompette très amples ou encore des talons bottier sous un pantalon patte d’éléphant high waist ajusté pour mettre la taille en valeur, avaient le vent en poupe la journée et le soir en discothèque. Le jean n’était plus seulement réservé aux hommes, les femmes se sont aussi appropriées ce vêtement. Mais les hommes n’étaient pas en reste, ils ont également adopté les chaussures à plateau ainsi que les matières en élasthanne et les motifs très bariolés aux couleurs éclatantes. L’étoffe prisée de l’époque: la fibre synthétique. Le polyester était bon marché à la production, il s’est donc très vite établi comme la matière préférée des jeunes et des moins jeunes.

Les années 70 :
origine de beaucoup de courants de la mode : glam, punk et flower power

Le vêtement années 70 se déclinait dans des combinaisons multicolores : le hippie flower power, la mode punk radicale, le style cow-boy prônant l’amour du détail ou le glam qui privilégie l’insouciance de l’ère du disco – chaque courant de mode avait son origine. Les merveilleuses robes indiennes charmaient, les combinaisons près du corps séduisaient dans les magazines pour hommes, mais ce qui impressionnait particulièrement, c’étaient les pantalons déchirés qu’arboraient les punks de la rue exprimant ainsi l’envie de se libérer des conventions de la société. «Nucléaire ? Non merci», imprimé sur le fond jaune vif des t-shirts, traduisant la position des écologistes intellectuels. La musique jouait aussi sa partition qui n’était pas des moindres, elle a aussi influencé les goûts populaires en terme de mode.

Les tenues que portaient les stars sur la scène étaient en partie plus importantes que la musique elle-même. La crise pétrolière a aussi sensibilisé l’univers de la mode qui est devenu plus économe avec les matières premières, c’est ainsi que beaucoup de femmes se mirent à tricoter, à faire du crochet ou à coudre elles-mêmes des vêtements de mode. Les gilets crochetés et robes courtes en tricot soulignées par une ceinture aux hanches sont dans le vent.

Les femmes des années 70 les accessoirisaient avec de grosses lunettes de soleil, des chapeaux à larges bords et de ravissants détails comme des chaussettes douillettes arrivant aux genoux. Des magazines de couture comme ceux de Aenne Burda connurent un véritable boom et permirent pour la première fois de rendre accessible à tous la réalisation de ses propres créations.

Collage sur la mode des années 70

Les icônes de la mode des années 70

L’art et la musique ont eu une forte influence sur le look années 70, ils s’attirent mutuellement. Des stars androgynes comme David Bowie ou des groupes de rock glam comme Queen ont envahi les écrans ainsi que les penderies des jeunes femmes et jeunes hommes avec leurs styles et leurs extravagances. S’habiller de manière excentrique était le code vestimentaire, «Dress spectacular» était mentionné sur la carte d’entrée à la boîte de nuit new-yorkaise «Studio 54».

Celle ou celui qui voulait faire la fête avec des stars comme Mick Jagger, Diana Ross ou John Travolta devait être dans le ton. Des créatrices de mode telles que Vivienne Westwood, ou aussi Sonia Rykiel, la créatrice française et styliste du tricot ont inspiré beaucoup de femmes. S’habiller de manière éloquente et avec féminité : la mode est un moyen d’expression. Grâce à l’extraordinaire diversité des tenues des années 70, cette décennie fut la source d’inspiration de tous les nouveaux styles à la mode des époques suivantes.

La mode des années 80 en un coup d’œil :

Coiffure : «Big Hair» les cheveux étaient crêpés au delà du raisonnable et permanentés pour leur donner un volume important et ondulé ! Très peu de naturel dans ce style années 80 : la coloration blonde ou même le bicolore étaient privilégiés. On utilisait sans aucun ménagement des préparations à base non naturelle, un «bombardement chimique» pour la chevelure. Les hommes avaient aussi recours aux permanentes pour arborer de petites boucles. Le style caractéristique des années 80 est la coupe «Vokuhila», expression issue de l’allemand, les cheveux sont longs sur la nuque et plus courts sur les tempes et devant.

Coupes : les grandes manches bouffantes et les manches chauve-souris conféraient à la coupe en V le style propre aux vêtements des années 80, tout comme les vestes en jean parées de franges et aux épaules surdimensionnées. Quant aux sweat-shirts oversize, ils affichaient des logos imprimés de grandes marques telles que Marc O'Polo et dévoilaient avec coquetterie une épaule. Les femmes les portaient avec des cuissardes qui mettaient en valeur de longues jambes. Le sport a subitement inspiré la mode années 80 de tous les jours de multiples façons: les blousons de coupe décontractée, les pantalons de jogging et les chaussettes douillettes de tennis occupaient même une place privilégiée parmi les tenues disco.

Formes : les motifs géométriques, en partie sur des combinaisons de couleurs des plus extravagantes et les lignes à la carrure très épaulée dominaient les tenues années 80. Cela n’a toutefois affecté en rien la féminité : on entretient le culte du corps, la mode aérobic déclinée en élasthanne pour mouler le corps sportif ainsi que le maquillage expressif très voyant suivent la devise des années 80 : «voir et être vu».

Les subcultures empreignent le style des années 80

Les années 80 sont considérées, à juste titre, comme la décennie de l’extrême. Coupes, couleurs, maquillages, coiffures et combinaisons vestimentaires étaient hauts en couleur pour ne pas dire carrément extravagants. Les personnalités branchées telles que les acteurs et les stars de la pop, aujourd’hui devenues légendes, usaient de ces artifices mode à profusion. À travers le développement des chaînes privées de la télévision, toute une génération a connu le style glamour de la série Dallas ou le chic décontracté de Wham ! La joie de vivre caractérisée par l’optimisme, l’amour de la liberté et l’amusement sont le style de vie de cette décennie, malgré, ou peut-être justement à cause du climat mondial épineux qui s’est développé durant la guerre froide sous des personnalités politiques comme Thatcher, Reagan et Kohl. Plus le look est opulent, mieux c’est.

Les subcultures ont particulièrement développé leur propre mode et énormément empreint le style des années 80: Poppers contre Punks, Yuppies contre Autonomes. Le culte du corps était à la mode, et, plus tard, un vêtement de sport prit aussi son envol pour occuper le devant de la scène et ne plus la quitter: le legging moulant en Spandex s’affichait avec un body près du corps et des manchettes multicolores en laine – la mode aérobic était née. Grâce aux médias, il existait un marché culturel pop, toujours ouvert à de nouvelles tendances. Les Poppers voyaient surtout la mode comme expressément apolitique et comme moyen pour se démarquer: leurs caractéristiques étaient les brushings, les cols montants, les pantalons carotte et les mocassins portés sans chaussettes. Une grande diversité frénétique de combinaisons était aussi présente, les tenues typiques des années 80 se concentraient en fait sur une palette voyante de must have. Les bandeaux et les manchettes n’ont pas tardé à faire partie du style typique des années 80 de beaucoup de jeunes filles, les pantalons rayés évoquaient le mouvement punk, les blazers oversize aux épaules rembourrées se portaient avec une cravate fine en cuir, et les femmes les coordonnaient avec des jeans déclinés dans des délavages divers. La tenue des années 80 particulièrement affectionnée par les femmes: les logos surdimensionnés imprimés sur les hauts oversize et les leggings. Au lieu du style féminin et raffiné, les femmes ont conçu une mode aux traits de caractère prononcés pour rivaliser avec le monde des hommes par le biais de jupes crayons, de blazers à la carrure épaulée, de lèvres soulignées de rouge claquant et de coiffures volumineuses.

Collage sur la mode des années 80

Les icônes du style des années 80

La mode des années 80 a été surtout imprégnée par des films, la télévision et la musique. Les années 70 étaient déjà libres et multicolores, les années 80 étaient en partie purement provocatrices : crucifix en guise d’accessoires, ventre nu, épaules dévoilées, maquillage lascif, corsage moulant et bustiers en dentelle, des reproductions du style Madonna prisés de l’époque. Anni Lennox ou Boy George effacent les identités des sexes par leur allure androgyne. Depeche Mode, Nena, Modern Talking et évidemment le roi de la pop, Michael Jackson, déterminaient les chartes de la mode et donc les looks des jeunes. Quant aux modèles américains comme Linda Evans, John Forsythe et Joan Collins de la série «Dynastie», ils préconisaient le contraste glamour. Les tailleurs glamour scintillants, le faste et les paillettes ne déparaient pas à cette époque, ils étaient dans le vent.

La mode des années 90 en un coup d’œil :

Coiffure : la jeunesse se teignait les cheveux et arborait des coiffures très stylées. Les filles enroulaient, crêpaient ou tressaient leur longue chevelure tandis que les garçons portaient les cheveux de plus en plus en longs, ils appliquaient constamment du gel dans leur crinière pour les maintenir en arrière. Pour les femmes plus discrètes, la coiffure se faisait plus lisse, un peu plus long devant que derrière. La coupe au carré à frange était très appréciée et était le parfait exemple de la coiffure au quotidien des années 90.

Coupes : autant la mode des années 90 touchaient les plus jeunes, autant leurs parents se montraient conservateurs dans leur tenue vestimentaire : la scène quotidienne de la mode était occupée par des pantalons et des pull-overs de coupe large, des vestes de style décontracté en cuir et satin qui se portaient sur d’amples chemises pour les hommes, et par des épaulettes, des jupes fourreau ou larges, des blazers de coupe «boîte» pour les femmes. Les jupes à hauteur de mollets, les chemisiers et les bodies dessinaient au contraire les lignes féminines.

Formes : en ce qui concerne le choix des couleurs et des motifs, le courant des années 80 se faisaient encore très fortement ressentir dans la décennie suivante. Un peu moins dans la retenue, on osait principalement l’association de coloris atténués avec des motifs géométriques plein d’éclat sur des cravates ou des pull-overs grande taille en fibres synthétiques. Coloris typiques du moment : bleu roi, rouge flamboyant et vert perruche.

La rencontre de la tétine en plastique et du rouge à lèvres femme

Au première abord, la mode des années 90 était avant tout féminine, enjouée et de style sport, tout simplement «très fille». Mais comme souvent dans les années 90, il existait deux sortes de vérités en matière de mode. La haute couture alors très admirée à l’époque – des mannequins comme Naomi Campbell et Claudia Schiffer sont devenues des icônes pour la première fois – nous a appris plus de retenue. Les marques chères misaient sur le luxe et utilisaient des matières haut de gamme. Par contre, la mode de la rue et du quotidien se traduisait par des vêtements en matière satinée, la musique provenait principalement des synthétiseurs Les années 90 sont la décennie de grandes manifestations dansantes qui célébraient le sentiment tout neuf de liberté tel que la réunification allemande. À la Loveparade de Berlin, une démonstration de danses en plein air très populaire, on rencontrait un style techno rave qui se caractérisait par de fines lunettes de soleil et des coiffures hérissées.

Une nouvelle image féminine se profilait dans les années 90 : moins il y avait de tissu, mieux c’était. Fidèles à la devise «Girl Power» et pour une tenue typique années 90, les jeunes femmes combinaient des hauts style débardeur au ventre à l’air à des jupes courtes et à des sacs à dos Eastpak indispensables à l’époque. En soirée, elles portaient des robes très près du corps avec des escarpins à talons hauts. En accessoires, on retrouvait des colliers ras-du-cou et des lunettes de soleil colorées de rouge, jaune, bleu ou vert tendance ainsi que divers outilsindispensables : les ceintures à pochette pour faire froncer les pull-overs oversize, les bandanas en couvre-chef préféré et sur les oreilles un Walkman. Raies en zigzag, fards à paupières fluorescents, bracelets à perles et colliers à tétine en plastique faisaient tous partie du bon goût de la mode dans les salles de classe. La génération disco portaient des créoles de tailles surdimensionnées et des chouchouxélastiques recouverts de tissu pour les cheveux, aux divers motifs aussi audacieux et légers que Gwen Stefani dans «I'm just a Girl» ou Lucilectrics dans «Mädchen».

Les jeans et les streetwears en particulier étaient de marques bien spécifiques : Diesel, Chiemsee ou Fishbone occupaient la première place du podium si l’on voulait se faire accepter par le groupe. Les sous-vêtements en coton signés Calvin Klein, les jeans 501 de Levi's et les sneakers à plateau Buffalo ont également acquis un statut culte dans la mode des années 90. Mais les romantiques n’étaient pas en reste : les robes féminines à imprimé floral, à hauteur de mollet et à fines bretelles étaient également très en vogue : portées sur des chemises à manches courtes, elles constituaient une tenue typique des années 90. Le maquillage était pâle et distinctif : les sourcils finement épilés et un rouge à lèvres mat de couleur taupe faisaient obligatoirement partie du look féminin de la mode des années 90. Le «rouge à lèvres pour femme» de l’époque osait khôl et rouge à lèvres pour la première fois, non seulement pour instrumentaliser le changement de l’idéal de beauté féminine de l’époque mais aussi comme expression de pouvoir et de détermination au travail comme dans la vie privée.

Collage sur la mode des années 90

Les icônes de la mode

En raison de la grande influence des émissions musicales de la télévision, les présentateurs et les acteurs des publicités faisaient figure d’idoles aux yeux de la jeune génération. À cette époque, le hip hop s’emparait de la tête du hit-parade et déjà les jeans de style baggy, les pantalons dans des mélanges de matières, les oversizes et les pull-overs à capuches ainsi que les casquettes de baseball devenaient des caractéristiques de mode indéniables. Cependant la tendance des années 90 en proposait d’autres : des boys bands comme Backstreet Boys, Take That et N'Sync, qui étaient essentiellement des modèles issus de casting, et le séries américaines telles que «Beverly Hills 90210» ou «Friends» sont à l’origine des looks superposés féminins de robes à fines bretelles et à longueur chevilles, de pull-overs à col roulé et de blazers rembourrés aux épaules. En marge de ce mouvement, la mode pop, aussi appelée «Grunge», se définissait par des vêtements aux coupes ajustées. Le mannequin Kate Moss et le chanteur de Nirvana Kurt Cobain étaient deux ambassadeurs du style Grunge lequel, sous une forme légèrement moins marquée, trouve encore de nombreux fans aujourd’hui.

La mode des années 2000 en un coup d’œil :

Coiffure : les coiffures tout autant que les accessoires furent marquées par l’amour des détails pendant cette décennie. Les clips de cheveux «papillons» ainsi que les barrettes magnifiaient les looks raffinés et les coiffures tressées dans les cheveux de préférence à hauteur d’épaules. On pouvait voir de toute part des mèches ou plusieurs mèches allant du blond au rouge. Le look de la décennie : petite fille, excentrique, agrémenté de poudre pailletée et d’ombres à paupières ostentatoires.

Coupes : les jeans bootcut et les pantalons larges de coupe Marlene, tout comme un peu plus tard dans la décennie, les si populaires pantalons de coupe carotte et les leggings, appartenaient à part entière à la mode des années 2000. Les lignes longilignes dominaient les tenues : les femmes associaient des hauts étroits et courts à des pantalons aux jambes évasées en bas, le tout complété par des chaussures à talons aiguilles ou des ballerines. Grâce à une normalisation croissante de l’égalité des sexes dans le monde du travail, le look business est devenu de plus en plus populaire chez les femmes avec ses coupes étroites près du corps.

Formes : élégante et dans la continuité des lignes, c’est ainsi que se décrit la mode des années 2000 malgré la profusion d’accessoires. La décennie est marquée par des lignes sobres et moins d’associations de motifs originaux qu’auparavant, la mode quotidienne reste cependant riche en détails. Les années 2000 reprennent des détails mode et des tendances de différentes époques du passé.

Alliance des lignes sobres et de la profusion d’accessoires

Rapide et mouvementée : la mode des années 2000 fut une chevauchée sauvage à travers les styles. Peu de subcultures, à part le Hip Hop, exerçaient un pouvoir sur les tendances mode dominantes, car les différentes influences inondaient le monde de la mode via les médias, internet et la mondialisation. Aucune tendance n’a duré plus de deux ans. Les styles se mélangeaient, cependant, il y eut quelques modèles marquants en matière de mode, que les femmes et hommes aimaient porter dans les années 2000. La liberté de mouvement en matière de mode culmina durant cette décennie, notamment avec les jeans taille bassequi se portaient bas sur les hanches, tant et si bien que les sous-vêtements féminins apparaissait sous la ceinture du pantalon. Dans un même temps, les t-shirts de coupe étroite et courte laissaient souvent entrevoir un petit bout de ventre ou de hanches. C’est ainsi qu’est né le fameux style féminin longiligne des années 2000 : haut étroit, bas large, style assuré et les deux pieds sur terre. Ce dictat de la mode conduisit à une prise de conscience de son corps très présente dans les années 2000 et fit des mannequins minces et des superstars de véritables «modèles».

La gloire des débardeurs «tube», sans manches ou sans épaules, mena à une volonté grandissante de s’affirmer en matière de mode. Les régimes et l’entrainement régulier faisaient donc naturellement partie des années 2000. La mode des années 2000 puisait ici et là dans les styles. Surtout au commencement, elle s’inspira des années 90 et de leurs couleurs, puis elle fut influencée plus tard par le look superposé : les femmes portaient les jupes et les robes sur un jean ou un corsaire. Des t-shirts colorés, parfois deux ou trois, voire plus, portés l’un sur l’autre, s’ajoutaient aux colliers multi-rangs et aux bracelets. La couleur de choix était le turquoise, qui se retrouvait au quotidien dans la tendance sportive : les ensembles jogging en velours ras, de coupe ajustée et ton sur ton, étaient principalement portés par les stars. La minijupe des années 70 connue finalement son heure de gloire et culmina avec sa dénommée «micro minijupe», qui couvrait à peine les fesses des jeunes femmes. Le jean de coupe carotte fit son apparition seulement à la fin des années 2000, à l’occasion d’une renaissance des années 80. Auparavant, seul le jean bootcut à coupe étroite au niveau des hanches était vraiment à la mode.

Les tenues furent complétées par de larges ceintures fantaisie qui étaient également une reprise des années 70. Un coup d’œil rapide sur les accessoires : ils étaient plus discrets durant cette décennie : les foulards étroits ou les étoles, tout comme les petits sacs à main à courtes anses faisaient partie de l’apparence quotidienne. Le style skateur fut également très populaire : pantalons cargo et jeans baggy se portaient tellement bas, que, comme chez les femmes qui portaient les pantalons sur les hanches, on pouvait apercevoir les sous-vêtements des hommes. Une touche conservatrice subsistait cependant chez les jeunes hommes qui affectionnaient le chapeau Fedora et l’associaient volontiers à une chemise en satin animée de coloris chatoyants pour créer le look élégant des années 2000.

Collage sur la mode des années 2000

Les icônes de la mode des années 2000

Les années 2000 ont vu naître de nombreuses stars. Chacune d’elles apporta son style particulier dans le monde de la mode de cette décennie. C’est ainsi que Britney Spears influença toute une génération de jeunes filles avec son style écolière, qui fut surtout désigné comme excentrique et libre. En revanche, Paris Hilton affectionnait particulièrement le style pailleté à prédominance de rose vif, alors que la chanteuse Christina Aguilera optait pour les décolletés profonds et des tenues de scène spectaculaires et excentriques. La série culte américaine «Sex and the City» avec Sarah Jessica Parker dans le rôle principal, révolutionna remarquablement le monde de la mode. Les héroïnes féminines de la série furent, avec leur large palette de tenues, des icônes de la mode pour des millions de femmes. Des héroïnes qui incitèrent les femmes à s’exprimer à travers une mode personnalisée et par conséquent à adopter leur propre style.

La mode des années 2010 en un coup d’œil :

Coiffure : pleine de volume, mais naturelle – ce n’est pas une contradiction. Plus d’attention portée aux soins et des coupes de cheveux bien dessinées rendent cela possible. La mode années 2010 s’inspire des looks des années 70, avec des couleurs naturelles, avec ou sans queue de cheval, une raie au milieu et de douces ondulations. Les hommes s’intéressant à la mode laissent pousser leur barbe et optent pour une coupe de cheveux longue sur le sommet de la tête et courte sur les côtés.

Coupes : la mode 2010 rassemble tous les styles des décennies précédentes. Coupes larges ou étroites, longues ou courtes – leur présence à toutes est justifiée. Le look 2010 typique met surtout en avant une silhouette très féminine, les robes sont particulièrement courtes tandis que les pantalons en matière jean extensible soulignent les jambes. Les hauts oversize créent un contraste avec les pantalons étroits, par exemple les t-shirts et les pull-overs proposeune coupe plus longue au niveau du dos tandis que l’avant est rentré dans la ceinture du pantalon.

Formes : le style 2010 renonce en grande partie aux motifs criards et aux coupes extravagantes – la mode de qualité se concentre des pièces individuelles qui sont durables et pouvant être combinées de nombreuses façons.. Les détails mode font preuve de plus de retenue: les manches de blazer retroussées avec décontraction, un bas de pantalon rentré dans les chaussures, ou l’encolure en V profonde pour les hommes font partie des incontournables.

L’esprit de l’époque s’adapte tout simplement aux modes des anciennes décennies

Jamais les influences mode n’ont été plus discrètes que pendant la décennie actuelle. La mode n’est plus uniquement influencée par les stars de la musique, les acteurs ou les présentateurs, comme cela était le cas lors des dernières décennies, mais aussi par ceux que l’on appelle des influenceurs. Depuis le début des années 2010, les influenceurs présents sur Internet comme les blogueurs, les It-girls, les mannequins ou les célébrités servent d’unité de mesure aux nombreuses tendances rétro de notre époque. Ils évoquent avant tout, comme c’était déjà le cas dans les années 2000, les trois décennies des années 70, 80 et 90 en matière de mode. Ces dernières sont considérées comme une inépuisable réserve de style, symbolisant une joie de vivre insouciante, un optimisme sans limite concernant les nouvelles technologies et un regard confiant en l’avenir, autant d’états d’esprit se faisant de plus en plus rares à une époque de bouleversements politiques et d’incertitude générale concernant l’avenir. Les "Millennials", les jeunes femmes et les jeunes hommes de cette époque, sont au cœur des créations des maisons de mode. Ils sont considérés comme la première génération à être plongée dans un environnement en grande partie influencé par les technologies – les communications internet et la grande présence des médias exercent une influence non négligeable sur leur appréhension de la mode. Les Millenials consomment bien plus qu’ils ne créent, ce qui explique peut-être en partie pourquoi les hommes et les femmes des années 2010 n’ont pas vraiment créé leur propre style.

Les transgenres, le look boyfriend, le style unisexe : la disparition de barrières claires entre les sexes, amorcées dans les années 70, se poursuit. Ainsi, depuis le début des années 2010, les cosmétiques, les coupes ajustées, les écharpes volumineuses et les couleurs tendres ne sont plus réservés qu’aux femmes, tandis que les pantalons larges et les manteaux grande taille ne sont plus destinés qu’aux hommes. Dans le look 2010 et des années qui suivent, beaucoup peut être interprété et combiné. Ceux que l’on appelle les Hipsters se saisissent des tendances et de détails des décennies précédentes, qui correspondent à l’art de vivre actuel mais remplissent aussi les vides créatifs existants. Ce n’est ainsi pas surprenant que les années 20 servent d’inspiration à la mode mariage de ces dernières années, que les robes corsages de coloris poudre fassent leur retour dans les soirées ou que la barbe portée par les hommes dans les années 70 soit devenue la marque de fabrique masculine des années 2010. Mais les jeunes générations rejouent avant tout les années 80, 90 et 2000, comme le montrent la silhouette triangulaire (années 80) créée par le pantalon cigarette et les blazers grande taille, les colliers ras-du-cou (années 90) ou la robe à paillette décolletée sans le moindre complexe et les accessoires bling bling (années 2000).

Cependant, l’idéal de beauté corporel a changé : alors que, dans les années 2000, le corps féminin était considéré comme joli avant tout lorsqu’il était mince et sportif, le culte du corps n’a pas été bien accueilli par la «génération Y». Les citations et les canaux sur le thème «s’aimer soi-même» fleurissent sur les réseaux sociaux, s’opposant ainsi à la chimère de l’optimisation du corps des années 2000 et propageant une image de soi plus réaliste.

Collage sur la mode des années 2010

Les icônes de la mode des années 2010

L’influence des icônes de la mode est variée et, grâce à internet, provient en partie de la classe moyenne de la société. Les émissions présentant des mannequins et de la mode jouent un rôle de plus en plus important sur le look des femmes au quotidien. Pour la première fois, des icônes mode issues de la politique, comme l’ancienne première dame Michelle Obama ou la duchesse de Cambridge Kate Middleton, exercent une influence sur une génération entière de femmes en matière d’élégance et d’assurance. Des célébrités telles que les filles Kardashian ou des stars comme Lady Gaga, Sia et Pharrell Williams sont également cités régulièrement dans le monde de la mode. Cependant, leur style se base en premier lieu sur le luxe et l’extravagance, une tendance des années 2010 que la population moyenne ne peut que difficilement se permettre.

La mode d'autrefois et d'aujourd'hui –
les coups de cœur mode d’Alexandra

Bloggeuse en robe longue à fleur et sac rose

Alexandra est une passionnée de mode et consacre du temps à son blog http://ladyheavenly.com/ sur lequel elle partage des articles portant sur la mode, des conseils beautés, ses voyages et son lifestyle. Pourquoi ? Parce que cela lui permet de se détendre. Pour nous, elle a jeté un coup d’œil sur la mode des dix dernières années.

La Mode est à la fois inoubliable et intemporelle. Elle nous inspire, nous fait rêver et elle nous fait même voyager parfois ! C’est une forme d’art mais pas seulement car il s’agit aussi d’un marqueur social qui nous permet d’exprimer notre singularité.

On dit souvent que la Mode est un éternel recommencement. Même si la Mode est en perpétuelle évolution, elle s’inspire souvent des décennies passées. Ainsi, on a pu voir émerger de grandes tendances au cours des différentes époques.

Souvenez-vous du style Charleston dans les années 20 avec les robes à franges et les perles scintillantes ou bien encore l’arrivée du New Look avec Christian Dior dans les années 40. Un style devenu légendaire grâce à ses vestes cintrées, ses épaules arrondies et ses jupes amples ! Dans les années 70, les fameux pantalons pattes d’éph’ sont arrivés, puis les tenues disco dans les années 80 ou bien encore les imprimés animaliers dans les années 90 !

Différents styles que l’on aime ou que l’on déteste, peu importe ils ont marqué les esprits ! D’ailleurs, toutes ces tendances inspirent encore la mode actuelle. Aussi, on retrouve des pièces phares et indémodables qui traversent toutes les époques. Pour ma part, il y en a trois que j’affectionne particulièrement.

Tout d’abord, la tendance bohème des années 70 avec les longues robes et les détails en dentelles. J’aime les assortir avec des boots et une veste à franges pour retrouver ce côté hippie chic mais très féminin !
Autre incontournable le jeans, très à la mode dans les années 90 ! J’aime le porter avec un tee-shirt imprimé et des baskets blanches.

Dernier intemporel voire même un indispensable dans ma penderie : la petite robe noire. Merci Coco Chanel pour cette fabuleuse pièce que l'on peut porter en toute occasion ! Il suffit juste de choisir les bons accessoires. Plutôt classique avec de jolis bijoux en perles et des ballerines ou plus moderne avec des escarpins raffinés et des bijoux colorés pour casser le côté sombre de la robe et ajouter de la lumière à la tenue.